Un peu surpris en ouvrant mon quotidien ce matin... En effet, la chronique signée ducouaroge se demande « quand les Vosges s'éveilleront ». Il s'agit de l'utilisation des fonds européens. Est mis en exergue l'action d'Henri Emmanuelli, Président du Conseil Général des Landes auprès de Bruxelles suite à la tempête de janvier dernier... et l'auteur se demande si la réaction des Vosges a été aussi vigoureuse après celle de 1999. Pour ma part, il me semble qu'Henri Emmanuelli a eu grandement raison : d'abord parce qu'une solidarité européenne doit s'exprimer, ensuite parce que la solidarité nationale est largement insuffisante, ce qui explique sa démarche. Il est vrai qu'en 2000 nous n'avions pas eu à faire ce coup d'éclat, le gouvernement de Lionel JOSPIN ayant octroyé aux Vosges des sommes inédites, ce que ne fait pas l'actuel gouvernement Fillon pour les Landes. En outre, le gouvernement Jospin avait grandement sollicité les fonds européens : aujourd'hui encore, près de la moitié des subventions obtenues suite à la tempête de 1999 proviennent de fonds européens...
Le grès des Vosges, support d'une superbe forêt, se relève donc petit à petit, grâce à ce double soutien de l'époque.
Quant à l'allusion au GRES, le groupe des élus républicains et socialistes au Conseil Général, il me semble – bien qu'il ne soit pas aux responsabilités départementales – qu'il est tout autant « réactif » : j'ai rencontré il y a deux ans le commissaire européen à l'énergie, M. Piebalgs, concernant l'utilisation de la biomasse vosgienne ; j'ai dialogué en juillet dernier avec Mme Fisher Boel commissaire européen à l'agriculture, concernant l'ouverture des quotas laitiers et mes craintes pour le lait de montagne – craintes qui sont illustrées aujourd'hui, un an après...- . Quant à la diffusion de l'idée européenne dans cette campagne, j'ai invité Vincent Peillon, porte parole national de la campagne du PSE en France, la réunion a eu lieu à Saint Dié et Catherine Trautmann, tête de liste de ce même parti pour le grand Est : elle sera à Golbey mercredi soir à 19h salle barbelouse.
Enfin, pour ce qui concerne les projets, il me semble que le budget de la PAC (premier budget européen, en effet, 40% du budget européen est consacré à l'agriculture et à la ruralité) devra dans les années à venir fortement soutenir une agriculture respectueuse de l'environnement et moins productiviste : plutôt le lait de montagne que les grandes laiteries industrielles de l'Ouest de la France ; ce second pilier de la PAC, comme on l'appelle devra être consacré en priorité au développement rural, notamment pour des départements comme les Vosges. Il en est de même pour la filière bois : les fonds européens doivent soutenir encore plus fortement le pôle de compétitivité « fibres naturelles grand est » et la structuration de la filière – je pense au projet de « cluster bois » que nous lançons avec le pays de la déodatie. De nombreuses communes vosgiennes ont bénéficié d'aides européennes pour la construction de chaufferies bois, beaucoup de communes dont les élus sont membres du GRES d'ailleurs, l'Europe doit maintenant aider à structurer la filière d'approvisionnement. Voilà pour ce qu'il faudrait faire du FEADER, instrument existant.
Pour ce qui est du FEDER, je ne peux passer sous silence le désastre économique et industriel que les Vosges sont en train de vivre avec les fermetures de nombreuses entreprises. La solidarité de l'Etat faisant défaut – il est pourtant compétent en matière d'emploi et de politique industrielle - : où est le « plan Vosges » pour cette période de crise, comme nous en avions eu un dans une précédente période de difficultés économiques ? quel député vosgien est monté à Bruxelles demander une solidarité européenne ? pourtant les instruments existent, le FEDER étant désormais orienté vers la compétitivité. Dans un contexte de restructurations industrielles d'une ampleur sans précédent, la recherche et l'innovation, soutenues par les fonds européens en Lorraine, me semblent essentiels : aider à l'émergence de coopérations inter-entreprises (cluster bois de la déodatie par exemple), au développement des pôles de compétitivité (pôle fibres)... ce n'est qu'en créant de la valeur ajoutée que l'on résistera aux tentations de délocalisations des firmes industrielles lorraines. Un des moyens est bien entendu le soutien au développement des nouvelles technologies de l'information (internet très haut débit, haut débit partout pour éviter la désertification de certaines zones rurales, déploiement des télécommunications 3G, etc. les besoins sont nombreux). Par ailleurs, pour lutter à armes égales, le Parti Socialiste Européen propose dans son manifeste de déposer – s'il est majoritaire après le 7 juin – des lois européennes sur le salaire minimum, l'harmonisation fiscale et sociale entre les pays européens...
Enfin, le FSE (Fonds Social Européen) prévoit d'accompagner l'adaptation des travailleurs aux mutations économiques et sociales actuelles : la stratégie de recherche et d'innovation ne va pas sans formation des salariés : créer de la valeur ajoutée pour éviter les délocalisations ne se conçoit que si les salariés vosgiens sont plus et mieux formés que leurs homologues des pays accueillant les délocalisations. Cette formation ne doit pas seulement être initiale mais tout au long de la vie du travailleur. Parallèlement, dans les situations difficiles, le FSE doit accompagner les salariés qui ont perdu emploi et salaire ; la période actuelle souligne malheureusement l'urgence de ce besoin.
En résumé, une action concrète par fonds européens :
une PAC qui fasse la part belle au deuxième pilier pour soutenir les agricultures les plus fragiles aux libéralisations des marchés (comme le lait de montagne ou l'agriculture bio)
des fonds FEDER et FSE qui structures nos filières d'excellence – infrastructures de communication, recherche et innovation, formation des salariés, coopérations en cluster – (filière bois, sous-traitance automobile, agroalimentaire, textile, bâtiment...)
Le grès des Vosges, support d'une superbe forêt, se relève donc petit à petit, grâce à ce double soutien de l'époque.
Quant à l'allusion au GRES, le groupe des élus républicains et socialistes au Conseil Général, il me semble – bien qu'il ne soit pas aux responsabilités départementales – qu'il est tout autant « réactif » : j'ai rencontré il y a deux ans le commissaire européen à l'énergie, M. Piebalgs, concernant l'utilisation de la biomasse vosgienne ; j'ai dialogué en juillet dernier avec Mme Fisher Boel commissaire européen à l'agriculture, concernant l'ouverture des quotas laitiers et mes craintes pour le lait de montagne – craintes qui sont illustrées aujourd'hui, un an après...- . Quant à la diffusion de l'idée européenne dans cette campagne, j'ai invité Vincent Peillon, porte parole national de la campagne du PSE en France, la réunion a eu lieu à Saint Dié et Catherine Trautmann, tête de liste de ce même parti pour le grand Est : elle sera à Golbey mercredi soir à 19h salle barbelouse.
Enfin, pour ce qui concerne les projets, il me semble que le budget de la PAC (premier budget européen, en effet, 40% du budget européen est consacré à l'agriculture et à la ruralité) devra dans les années à venir fortement soutenir une agriculture respectueuse de l'environnement et moins productiviste : plutôt le lait de montagne que les grandes laiteries industrielles de l'Ouest de la France ; ce second pilier de la PAC, comme on l'appelle devra être consacré en priorité au développement rural, notamment pour des départements comme les Vosges. Il en est de même pour la filière bois : les fonds européens doivent soutenir encore plus fortement le pôle de compétitivité « fibres naturelles grand est » et la structuration de la filière – je pense au projet de « cluster bois » que nous lançons avec le pays de la déodatie. De nombreuses communes vosgiennes ont bénéficié d'aides européennes pour la construction de chaufferies bois, beaucoup de communes dont les élus sont membres du GRES d'ailleurs, l'Europe doit maintenant aider à structurer la filière d'approvisionnement. Voilà pour ce qu'il faudrait faire du FEADER, instrument existant.
Pour ce qui est du FEDER, je ne peux passer sous silence le désastre économique et industriel que les Vosges sont en train de vivre avec les fermetures de nombreuses entreprises. La solidarité de l'Etat faisant défaut – il est pourtant compétent en matière d'emploi et de politique industrielle - : où est le « plan Vosges » pour cette période de crise, comme nous en avions eu un dans une précédente période de difficultés économiques ? quel député vosgien est monté à Bruxelles demander une solidarité européenne ? pourtant les instruments existent, le FEDER étant désormais orienté vers la compétitivité. Dans un contexte de restructurations industrielles d'une ampleur sans précédent, la recherche et l'innovation, soutenues par les fonds européens en Lorraine, me semblent essentiels : aider à l'émergence de coopérations inter-entreprises (cluster bois de la déodatie par exemple), au développement des pôles de compétitivité (pôle fibres)... ce n'est qu'en créant de la valeur ajoutée que l'on résistera aux tentations de délocalisations des firmes industrielles lorraines. Un des moyens est bien entendu le soutien au développement des nouvelles technologies de l'information (internet très haut débit, haut débit partout pour éviter la désertification de certaines zones rurales, déploiement des télécommunications 3G, etc. les besoins sont nombreux). Par ailleurs, pour lutter à armes égales, le Parti Socialiste Européen propose dans son manifeste de déposer – s'il est majoritaire après le 7 juin – des lois européennes sur le salaire minimum, l'harmonisation fiscale et sociale entre les pays européens...
Enfin, le FSE (Fonds Social Européen) prévoit d'accompagner l'adaptation des travailleurs aux mutations économiques et sociales actuelles : la stratégie de recherche et d'innovation ne va pas sans formation des salariés : créer de la valeur ajoutée pour éviter les délocalisations ne se conçoit que si les salariés vosgiens sont plus et mieux formés que leurs homologues des pays accueillant les délocalisations. Cette formation ne doit pas seulement être initiale mais tout au long de la vie du travailleur. Parallèlement, dans les situations difficiles, le FSE doit accompagner les salariés qui ont perdu emploi et salaire ; la période actuelle souligne malheureusement l'urgence de ce besoin.
En résumé, une action concrète par fonds européens :
une PAC qui fasse la part belle au deuxième pilier pour soutenir les agricultures les plus fragiles aux libéralisations des marchés (comme le lait de montagne ou l'agriculture bio)
des fonds FEDER et FSE qui structures nos filières d'excellence – infrastructures de communication, recherche et innovation, formation des salariés, coopérations en cluster – (filière bois, sous-traitance automobile, agroalimentaire, textile, bâtiment...)

