Vote des taux de l'imposition départementale 2009
Séance publique du 20 mars 2009
Intervention d'Etienne POURCHER
Monsieur le Président, mes chers collègues,
Le choix de l'impôt est un acte essentiel de politique économique, qui s'inscrit dans un contexte économique.
Vous avez choisi d'augmenter les 4 taxes départementales de 5,67%, hausse qui s'ajoute à l'accroissement annuel des bases de 2,5%, soit une augmentation de 8% des impôts, ce qui représente près de 15 millions d'euros d'impôts supplémentaires pour un total de 167 millions d'euros payés par les Vosgiens.
1) C'est une mauvaise politique économique
Alors que le Président Sarkozy nous disait il y a peu tout le mal qu'il pense de la taxe Professionnelle, affublée de tous les maux – un constat largement partagé – je suis surpris que ses plus fidèles soutiens locaux, votre majorité, décide d'augmenter la taxe Professionnelle en 2009 ;
Alors que le président Sarkozy vient de déclarer, cette semaine « je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts », je suis surpris que votre majorité qui lui est fidèle décide d'augmenter les impôts...
La politique qui consiste à accroître la fiscalité locale sans cesse est une mauvaise politique en ce que les taxes locales sont sans doute parmi les plus injustes des impôts et alors même qu'est décidée la baisse de l'impôt sur le revenu – progressif en fonction des revenus des ménages, donc plus juste - ; cela sans compter le bouclier fiscal qui exonère les vosgiens les plus riches de votre augmentation d'impôts !
2) Ce n'est pas le bon moment dans le contexte économique
Cette hausse d'impôts aurait peut être pu se comprendre si elle avait donné lieu à un plan de relance de l'économie vosgienne ; or, ce n'est pas le cas : vous la justifiez, dans votre rapport, ainsi :
- par le « ticket modérateur » de la taxe professionnelle qui nous coûte 6 millions d'euros (en clair quand le gouvernement décide l'exonération de Taxe Professionnelle pour certaines entreprises, il laisse une partie de la facture aux départements !)
- par des dotations de l'Etat en 2009 inférieures aux prévisions budgétaires de janvier dernier, pour 1,3 millions d'euros – je vous laisse le soin d'apprécier la politique du gouvernement envers nos collectivités locales...
- par la baisse des droits de mutations pour 3 millions d'euros du fait de la baisse du marché de l'immobilier - et ce n'est pas les baisses démographiques dans notre département qui vont relancer cette activité... -
Il y a pire, non contente de ne pas susciter de plan de relance, cette hausse des impôts départementaux s'accompagne d'une baisse des aides à de nombreuses communes vosgiennes qui reçoivent actuellement leur nouveaux taux d'aides, voire au « gel de certaines actions nouvelles » comme vous l'avez annoncé ce matin. Or, le maintien des taux d'impôts 2008 sans augmentation donc, auraient tout de même permis 6 millions d'euros de recettes supplémentaires du fait de la revalorisation des bases, ce qui permettait de boucler le budget tel que voté en janvier dernier.
Vous avez demandé de ne pas juger que les taux d'imposition, mais ce que cela représente en euros :
Vous avez annoncé en moyenne une augmentation de 115 euros par entreprises : dans un contexte de difficultés économiques graves, vous conviendrez que cela n'est pas le bon moment ; ceci d'autant plus qu'avec le plafonnement de la taxe professionnelle pour les plus grosses entreprises, ce seront encore les petites entreprises qui vont payer la plus grande partie de la note !
Vous avez annoncé également une taxe supplémentaire de 11,50 euros par habitant (ce qu'il faut donc multiplier par le nombre de personnes dans la famille pour trouver la taxe nouvelle sur les ménages ; au moment où le pouvoir d'achat est en berne et où de plus en plus de vosgiens vivent avec des revenus inférieurs à la moyenne, voire de minimas sociaux, vous conviendrez, là aussi que ce n'est pas le bon moment ; ceci alors même qu'avec le bouclier fiscal, les plus riches des vosgiens seront exonéré de cette nouvelle hausse d'impôts et une fois encore ce seront les vosgiens les plus faibles qui paieront la note !
Pour toutes ces raisons, nous voterons contre cette nouvelle forte ponction fiscale supplémentaire, qui intervient, en outre, après des années de fortes hausses dans notre département.
Séance publique du 20 mars 2009
Intervention d'Etienne POURCHER
Monsieur le Président, mes chers collègues,
Le choix de l'impôt est un acte essentiel de politique économique, qui s'inscrit dans un contexte économique.
Vous avez choisi d'augmenter les 4 taxes départementales de 5,67%, hausse qui s'ajoute à l'accroissement annuel des bases de 2,5%, soit une augmentation de 8% des impôts, ce qui représente près de 15 millions d'euros d'impôts supplémentaires pour un total de 167 millions d'euros payés par les Vosgiens.
1) C'est une mauvaise politique économique
Alors que le Président Sarkozy nous disait il y a peu tout le mal qu'il pense de la taxe Professionnelle, affublée de tous les maux – un constat largement partagé – je suis surpris que ses plus fidèles soutiens locaux, votre majorité, décide d'augmenter la taxe Professionnelle en 2009 ;
Alors que le président Sarkozy vient de déclarer, cette semaine « je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts », je suis surpris que votre majorité qui lui est fidèle décide d'augmenter les impôts...
La politique qui consiste à accroître la fiscalité locale sans cesse est une mauvaise politique en ce que les taxes locales sont sans doute parmi les plus injustes des impôts et alors même qu'est décidée la baisse de l'impôt sur le revenu – progressif en fonction des revenus des ménages, donc plus juste - ; cela sans compter le bouclier fiscal qui exonère les vosgiens les plus riches de votre augmentation d'impôts !
2) Ce n'est pas le bon moment dans le contexte économique
Cette hausse d'impôts aurait peut être pu se comprendre si elle avait donné lieu à un plan de relance de l'économie vosgienne ; or, ce n'est pas le cas : vous la justifiez, dans votre rapport, ainsi :
- par le « ticket modérateur » de la taxe professionnelle qui nous coûte 6 millions d'euros (en clair quand le gouvernement décide l'exonération de Taxe Professionnelle pour certaines entreprises, il laisse une partie de la facture aux départements !)
- par des dotations de l'Etat en 2009 inférieures aux prévisions budgétaires de janvier dernier, pour 1,3 millions d'euros – je vous laisse le soin d'apprécier la politique du gouvernement envers nos collectivités locales...
- par la baisse des droits de mutations pour 3 millions d'euros du fait de la baisse du marché de l'immobilier - et ce n'est pas les baisses démographiques dans notre département qui vont relancer cette activité... -
Il y a pire, non contente de ne pas susciter de plan de relance, cette hausse des impôts départementaux s'accompagne d'une baisse des aides à de nombreuses communes vosgiennes qui reçoivent actuellement leur nouveaux taux d'aides, voire au « gel de certaines actions nouvelles » comme vous l'avez annoncé ce matin. Or, le maintien des taux d'impôts 2008 sans augmentation donc, auraient tout de même permis 6 millions d'euros de recettes supplémentaires du fait de la revalorisation des bases, ce qui permettait de boucler le budget tel que voté en janvier dernier.
Vous avez demandé de ne pas juger que les taux d'imposition, mais ce que cela représente en euros :
Vous avez annoncé en moyenne une augmentation de 115 euros par entreprises : dans un contexte de difficultés économiques graves, vous conviendrez que cela n'est pas le bon moment ; ceci d'autant plus qu'avec le plafonnement de la taxe professionnelle pour les plus grosses entreprises, ce seront encore les petites entreprises qui vont payer la plus grande partie de la note !
Vous avez annoncé également une taxe supplémentaire de 11,50 euros par habitant (ce qu'il faut donc multiplier par le nombre de personnes dans la famille pour trouver la taxe nouvelle sur les ménages ; au moment où le pouvoir d'achat est en berne et où de plus en plus de vosgiens vivent avec des revenus inférieurs à la moyenne, voire de minimas sociaux, vous conviendrez, là aussi que ce n'est pas le bon moment ; ceci alors même qu'avec le bouclier fiscal, les plus riches des vosgiens seront exonéré de cette nouvelle hausse d'impôts et une fois encore ce seront les vosgiens les plus faibles qui paieront la note !
Pour toutes ces raisons, nous voterons contre cette nouvelle forte ponction fiscale supplémentaire, qui intervient, en outre, après des années de fortes hausses dans notre département.