2009, une année de défis

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# Posté le dimanche 28 décembre 2008 18:47

Obama 08

# Posté le dimanche 28 décembre 2008 09:15

Ce ne sera pas Noël pour tout le monde!

Ce ne sera pas Noël pour tout le monde!
Les Vosges subissent de plein fouet une aggravation de la crise économique commencée dans notre pays avant même la crise financière de cet automne : après les fins de missions pour les intérimaires, les congés forcés et autres RTT, les CDD non renouvelés, le chômage technique touche de plus en plus nos entreprises. Les liquidations judiciaires et autres plans sociaux se succèdent. De Waggon (Gérardmer) à Faurecia (Nompatelize et Saint Michel), de Garette (Thaon) à BSN (Girancourt) de Vittel – Contrex à Toshiba (Celles sur Plaine), aucun canton n'est épargné ! sans compter le vaste plan social de l'Etat (perceptions fermées, fusions DDE-DDAF, pertes de postes à l'éducation nationale, à l'ONF, etc.) ! Dans nos secteurs ruraux, difficultés des industries et disparition des services publics s'ajoutent aux difficultés particulières de la filière agricole, notamment le lait et particulièrement le lait de montagne, mais pas seulement. On peut regretter que la présidence française de l'Union Européenne, sous N. Sarkozy, n'aie pas infléchi la logique libérale à l'½uvre pour la réforme de la Politique Agricole Commune.

Le président de la République vient de nouveau dans les Vosges. Je comprends qu'il préfère les Vosges à Grandange où il avait tenu aux salariés licenciés de nombreuses promesses... Lesquelles fera-t-il dans l'Ouest Vosgien où il vient pour la quatrième fois ? J'espère qu'il n'oubliera pas les problématiques rurales spécifiques à la montagne, qu'il a ignorée lors de ses trois passages politiques dans les Vosges. Pourquoi éviter les pays de Remiremont et Saint Dié ?

J'attends également de son passage des actes forts pour notre économie vosgienne sinistrée. Le plan de relance national n'est, en effet, à mes yeux, pas à la hauteur des enjeux économiques actuels et l'année 2009 risque d'être terrible pour ceux de nos concitoyens qui sont déjà les plus fragiles. Il manque en effet au plan Sarkozy pour la croissance un volet « consommation », comme l'ont fait par ailleurs les anglais, les espagnoles... Nos voisins ont compris qu'il ne sert à rien d'aider les entreprises à investir si elles n'ont pas de clients prêts à consommer, c'est-à-dire disposant de pouvoir d'achat. Pourtant, les moyens existent : pourquoi s'acharner à maintenir le paquet fiscal voté en juillet 2007, qui n'a produit aucun effet, malgré 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches ? en comparaison, les 200 euros de prime de Noël aux plus fragiles paraissent une aumône. Pourtant chacun sait que les minimas sociaux, indemnités chômages, pouvoir d'achat des salariés les plus mal payés, revalorisation des petites retraites... tous ces faibles revenus ne sont pas épargnés, servent à consommer, essentiellement français, pour se loger, s'alimenter, se soigner.

Malheureusement, les ½illères idéologiques de l'actuelle majorité UMP sont plus fortes !

Dans les Vosges aussi, nous jugerons le budget du Conseil Général à son efficacité anti crise. Mais nous savons déjà que les collectivités seront les parents pauvre du budget de l'Etat 2009, à travers des stagnations, voire des baisses des dotations à nos communes, communautés et au département. Pourtant ce sont les communes départements et régions qui réalisent près de 75% de l'investissement public en France et sont à même de soutenir l'activité.

En Déodatie, par ailleurs, très fortement touchée par la crise, le gouvernement nous promet depuis le printemps un plan de revitalisation du bassin d'emploi : il est urgent que le député de Saint Dié l'obtienne du président de la République à l'occasion de son passage dans les Vosges. Le CTP, pour intéressante que soit cette solution, n'y suffira pas, compte tenu des faibles résultats obtenus.

Il faut nous mobiliser pour changer noter destin, changer l'avenir des Vosges en déclin ! Le spectacle que donne depuis quelques semaines le parti auquel j'appartiens me désole. Il faut que le PS se remette au travail. Dans les Vosges aussi : notre Premier Secrétaire Fédéral dispose désormais d'un conseil fédéral complet, suite à l'élection des secrétaires de sections, il est maintenant urgent qu'il le réunisse au plus vite et qu'il mette en place une équipe rassemblée et représentative de toutes nos sensibilités, pour travailler au service des Vosgiennes et des Vosgiens ! Car ils ne peuvent plus attendre. Je souhaite que le PS des Vosges se rassemble, au bénéfice des Vosgiens. Les solutions à la crise ne viendront pas de Nicolas Sarkozy ; à nous, à la gauche, de proposer un autre chemin de croissance partagée.

Non, ce ne sera pas Noël pour tout le monde !

Etienne POURCHER
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# Posté le jeudi 18 décembre 2008 16:43

UN BEL EXEMPLE A SUIVRE

Notre ami le Maire de Paris Bertrand Delanoé vient de faire voter par la majorité municipale de la première ville de France, le retour en régie du traitement de l'eau y compris assainissement. Outre la courageuse décision des élus, on peut y voir aussi un clin d'oeil de l'
Histoire: c'est en effet parce que Haussmann s'est trouvé dans l"incapacité financière de poursuivre les grands travaux de Paris, notamment les égouts, qu'il est allé voir Napoléon III en lui proposant de confier la gestion de l'eau et la fin des travaux d'assainissement à la première société privée créée spécifiquement en la matière...
Depuis, de nombreuses villes en France et dans le monde ont utilisé ce subterfuge, ce vol des contribuables pour gérer l'eau à leur avantage.
Pourtant, l'eau est un bien public et en aucune manière une marchandise. A quand une facture pour l'air que l'on respire?
Des départements en France encouragent ce mode de gestion en augmentant le pourcentage des subventions attribuées pour ces travaux dans les cas de municipalisation. On en est loin dans les Vosges...Au moment où le Président de la République lui-même prône le retour de l'Etat dans l'Economie etc ... et devient subitement keynésien, on est en droit d'attendre un peu de logique et d'ordre quand les trois grands groupes privés Veolia, Suez, Lyonnaise font des profits éhontés avec le robinet des consommateurs d'eau. Dans les Vosges, les villes comme Gérardmer, Cornimont etc... sont en gestion municipale. Neufchâteau y est revenu allant même jusqu'à créer une régie autonome où les consommateurs décident dans un conseil d'administration, des travaux à effectuer et du prix de l'eau à coté d'élus de toutes tendances et de techniciens.
Apres un procès retentissant, la ville a déjà obtenu de ramener la réclamation de Veolia de 7 à 1 million d'euros (arrondi) et a fait appel.
La nouvelle municipalité UMP pour l'instant, laisse courir l'appel sans se prononcer vraiment.
Se battre pour le prix de l'eau c'est aussi se battre pour le pouvoir d'achat. À plus forte raison pour les temps difficiles qui nous attendent.
Avant Bertrand Delanoé, d'autres maires l'avaient compris, et je dois dire qu'il s'agit de maires de toutes tendances et de ville petites ou grandes.

Jacques Drapier, Conseiller Général du Canton de Neufchâteau.

# Posté le mercredi 17 décembre 2008 03:40

Baisse du prix du lait : le GRES s'insurge face à la crise qui touche les producteurs vosgiens

Baisse du prix du lait : le GRES s’insurge face à la crise qui touche les producteurs vosgiens
Désaccord entre Industriels et Producteurs...initié par le gouvernement !

La filière laitière subit actuellement une crise, avec pour toile de fond le désaccord entre industriels et producteurs sur le prix du lait. Au niveau national, les négociations des mois d'octobre / novembre n'ont pas permis d'aboutir à une issue acceptable pour tous. Pourtant un accord vient d'être signé.

Dans les Vosges, le problème touche fortement les agriculteurs qui craignent que les industriels du département, Bongrain Gérard au Tholy, Lactalis à Corcieux, l'Ermitage à Bulgnéville et Triballad à Neufchâteau, poussent à la baisse les prix du lait collecté. Faute d'obtenir satisfaction et pour exprimer leurs inquiétudes, les producteurs n'ont pas hésité depuis deux mois à multiplier les blocages d'accès aux sites de transformation du département, à bloquer les camions collecteurs et à mener des actions dans les supermarchés. Nous comprenons leurs démarches.

Autant de manifestations qui ne sont que le reflet des craintes des agriculteurs pour l'avenir de leur profession, d'autant que cela concerne près de 2000 producteurs dans les Vosges, dont 60 jeunes qui s'installent chaque année. Michaël Moulin, Président des Jeunes Agriculteurs des Vosges (JA) a d'ailleurs insisté sur la nécessité d'aboutir à l'issue des discussions sur les prix du 1er trimestre 2009 à un prix moyen à l'année, afin d'assurer une meilleure visibilité du marché et de son évolution.

De son côté, la Confédération Paysanne précise que la FNSEA/FNPL, la FNCL et la FNIL se sont mis d'accord hier pour faire baisser le prix du lait payé aux paysans de 25 euros/1000litres pour la fin 2008, puis de 45 euros (janvier et février 2009), et de 55 euros (mars), alors que les mêmes décidaient il y a un an, d'autoriser les dépassements de quotas de 15% pour la dernière campagne, qui ont entraîné des excédents de production. Pour la confédération paysanne, la FNSEA/FNPL qui refuse la présence des autres syndicats de producteurs dans l'interprofession, porte la responsabilité de cet accord. La Confédération paysanne, contrairement aux décisions européennes de supprimer les quotas, continue de proposer des solutions durables à cette crise laitière, dont la base est l'adéquation entre l'offre et la demande, au bénéfice des producteurs et des consommateurs.

La Fédération Départementale des Syndicats Exploitants Agricoles (FDSEA) s'en est ému. Alors que ses principaux leaders (comme J. Mathieu ou D. Gremillet) sont des élus UMP, n'oublions pas l'origine de la crise : la vision libérale des dirigeants de droite aux responsabilités en Europe et en France !

C'est la logique libérale à l'½uvre à Bruxelles comme en France qui est en cause

Cette situation, a été initiée par la décision très libérale de la Commission de Bruxelles de supprimer les quotas laitiers pour laisser le marché équilibrer l'offre, la demande et le prix du lait. La présidence de l'Europe, avec Nicolas Sarkozy, n'y a rien changé, elle a laissé faire. Or, sans régulation du prix et des quantités de lait, ce sera la loi du plus fort et les producteurs de lait désavantagés comme pour le lait de montagne dans les Vosges, disparaîtront. Pourtant ils sont un élément clé de notre économie montagnarde.

Les 2 et 3 juillet 2008, se tenait à Bruxelles un colloque du PSE (Parti Socialiste Européen) sur l'avenir de la Politique Agricole Commune, c'est-à-dire les futures dispositions législatives devant la gouverner, dans le cadre du "bilan de santé de la PAC" actuellement en discussion à l'échelle européenne suite aux propositions faites par la Commission européenne le 20 mai 2008. Etienne POURCHER, Conseiller Général et Président du Groupe des élus Républicains Et Socialistes au Conseil Général des Vosges était présent. Il a pu rencontrer la commissaire européenne à l'agriculture Mariann Fischer Boel. Pour lui, la suppression progressive des quotas laitiers pose problème. En effet, les petits producteurs vosgiens ne pourront pas être en mesure d'égaler la production de grosses exploitations bretonnes par exemple. Aussi, avec la baisse des prix que la fin des quotas laitiers induira, cela ne sera plus rentable. Le PSE ne peut accepter que la logique unique du marché régisse toute l'agriculture ; Etienne Pourcher a souhaité également que la commissaire européenne tienne compte de la spécificité du lait de montagne.

En France, c'est la Direction de la Concurrence du Ministère de l'Economie qui a refusé, dans sa logique elle aussi très libérale, tout accord ou entente entre producteurs et transformateurs sur le prix du lait. En effet, pour le gouvernement, seul le marché peut fixer le prix du lait. Or les accords passés avaient permis de ménager toutes les parties à travers des décisions équilibrées. Les plus gros consommateurs, comme l'industriel Entremont, ont usé prétexte de cette décision gouvernementale pour proposer un prix du lait à la baisse en 2008...

La logique libérale est en marche, il faut l'inverser, des Vosges à Bruxelles, sans oublier les responsabilités du gouvernement et de ses soutiens locaux !
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# Posté le lundi 15 décembre 2008 10:35