C'est l'occasion pour les Maires de France, lors de ce grand rendez-vous annuel, d'exprimer leurs situations et inquiétudes face aux difficultés toujours plus nombreuses qu'ils rencontrent dans l'exécution de leurs fonctions.
Cette année, les sujets de discussion et de mécontentement étaient nombreux et plus que partagés par les maires réunis en congrès :
La fiscalité locale, le démantèlement des services publics, le service minimum d'accueil, le transfert de charges sans juste compensation, les dotations aux communes, les investissements publics....
Lors de la réunion des finances dans le Grand Auditorium le jeudi 27 novembre, devant 1000 personnes, en présence de Mr le Ministre du budget et des comptes publics, Eric Woerth, du rapporteur général du budget Gilles Carrez, du Président de la commission des finances de l'Assemblée Nationale Didier Migaud, du rapporteur de la commission finances de l'Association des Maires de France Pascal Buchet et du secrétaire général de l'AMF André Laignel,
Mr Guy Vaxelaire a pris la parole et est intervenu sur :
« - L'État qui s'est privé de recettes ces dernières années (avec le dispositif du bouclier fiscal), ses marges de man½uvres budgétaires deviennent de plus en plus contraignantes et ainsi, il utilise les dotations allouées aux communes comme nouvelles variables d'ajustement et de ce fait celles-ci subissent des baisses conséquentes.
(Bouclier fiscal : 1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d'euros profitent chacun d'une baisse d'impôt sur le revenu de 270 000 ¤ grâce au nouveau «bouclier fiscal » adopté en début de quinquennat).
- Le Fonds de compensation de TVA (FCTVA), en précisant que ce n'était que le remboursement des dépenses d'investissement des communes, 2 ans après et que son intégration dans les dotations de l'État entraîne 2 conséquences :
• La dissimulation de la non augmentation des dotations, plafonnée à 0.5% de progression, contre 3 % d'inflation enregistrés pour les communes
• Le découragement à l'investissement dans les collectivités alors que le Gouvernement parle de plan de relance et de soutien à l'investissement public local.
- La taxe professionnelle, suite aux déclarations de Mr le Président de la République sur l'exonération totale et définitive de celle-ci pour les investissements réalisés par les acteurs économiques à partir du 01 janvier 2009. Nous ne comprenons pas la lisibilité du Gouvernement alors que nous enregistrons, par exemple, pour toutes les entreprises du bassin d'emploi de Remiremont – Gérardmer, la suppression du crédit de 1000 ¤ par salarié et par an pour celles-ci. Depuis 2005, les entreprises bénéficiaient de ce crédit du fait du classement des communes en zones d'emplois en grande difficulté.
Aujourd'hui encore, notre territoire peut être identifié comme connaissant des restructurations importantes avec des conséquences graves en termes d'emplois et pourtant, les communes ne bénéficient plus du statut « en grande difficulté ».
- L'application de la loi pour le service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles :
(Les MAIRES des communes doivent mettre en place ce service, en cas de grève des enseignants).
Il a relevé le paradoxe consistant à ce que l'État employeur n'arrive pas à régler lui-même les conflits avec son propre personnel et demande donc aux communes de pallier ces insuffisances (l'Etat rendra-t-il la réciproque en cas de conflit entre une commune et son personnel ??? !!!)
Le Gouvernement avant de nous demander d'appliquer une loi, avec les procédures judiciaires en cours, ferait bien de montrer l'exemple en appliquant la loi de 2003 avec la modification de la Constitution en résultant et précisant qu'il ne doit pas y avoir de transfert de charges de l'État aux collectivités sans le financement correspondant. Cette loi n'a jamais été autant bafouée! »
Cette année, les sujets de discussion et de mécontentement étaient nombreux et plus que partagés par les maires réunis en congrès :
La fiscalité locale, le démantèlement des services publics, le service minimum d'accueil, le transfert de charges sans juste compensation, les dotations aux communes, les investissements publics....
Lors de la réunion des finances dans le Grand Auditorium le jeudi 27 novembre, devant 1000 personnes, en présence de Mr le Ministre du budget et des comptes publics, Eric Woerth, du rapporteur général du budget Gilles Carrez, du Président de la commission des finances de l'Assemblée Nationale Didier Migaud, du rapporteur de la commission finances de l'Association des Maires de France Pascal Buchet et du secrétaire général de l'AMF André Laignel,
Mr Guy Vaxelaire a pris la parole et est intervenu sur :
« - L'État qui s'est privé de recettes ces dernières années (avec le dispositif du bouclier fiscal), ses marges de man½uvres budgétaires deviennent de plus en plus contraignantes et ainsi, il utilise les dotations allouées aux communes comme nouvelles variables d'ajustement et de ce fait celles-ci subissent des baisses conséquentes.
(Bouclier fiscal : 1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d'euros profitent chacun d'une baisse d'impôt sur le revenu de 270 000 ¤ grâce au nouveau «bouclier fiscal » adopté en début de quinquennat).
- Le Fonds de compensation de TVA (FCTVA), en précisant que ce n'était que le remboursement des dépenses d'investissement des communes, 2 ans après et que son intégration dans les dotations de l'État entraîne 2 conséquences :
• La dissimulation de la non augmentation des dotations, plafonnée à 0.5% de progression, contre 3 % d'inflation enregistrés pour les communes
• Le découragement à l'investissement dans les collectivités alors que le Gouvernement parle de plan de relance et de soutien à l'investissement public local.
- La taxe professionnelle, suite aux déclarations de Mr le Président de la République sur l'exonération totale et définitive de celle-ci pour les investissements réalisés par les acteurs économiques à partir du 01 janvier 2009. Nous ne comprenons pas la lisibilité du Gouvernement alors que nous enregistrons, par exemple, pour toutes les entreprises du bassin d'emploi de Remiremont – Gérardmer, la suppression du crédit de 1000 ¤ par salarié et par an pour celles-ci. Depuis 2005, les entreprises bénéficiaient de ce crédit du fait du classement des communes en zones d'emplois en grande difficulté.
Aujourd'hui encore, notre territoire peut être identifié comme connaissant des restructurations importantes avec des conséquences graves en termes d'emplois et pourtant, les communes ne bénéficient plus du statut « en grande difficulté ».
- L'application de la loi pour le service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles :
(Les MAIRES des communes doivent mettre en place ce service, en cas de grève des enseignants).
Il a relevé le paradoxe consistant à ce que l'État employeur n'arrive pas à régler lui-même les conflits avec son propre personnel et demande donc aux communes de pallier ces insuffisances (l'Etat rendra-t-il la réciproque en cas de conflit entre une commune et son personnel ??? !!!)
Le Gouvernement avant de nous demander d'appliquer une loi, avec les procédures judiciaires en cours, ferait bien de montrer l'exemple en appliquant la loi de 2003 avec la modification de la Constitution en résultant et précisant qu'il ne doit pas y avoir de transfert de charges de l'État aux collectivités sans le financement correspondant. Cette loi n'a jamais été autant bafouée! »
